Derrière les magnifiques ortensia, l'enfer !!! 

Hélène 1967.
 

Un souvenir de "cheftaine" sadique, d'ennui, de punitions d'un autre âge, de crises de furonculoses chroniques, d’enfants poliomyélitiques, de médecin-chef mis en examen pour pratiques douteuses, l’enfer carcéral pour un gosse. Affreux!

Date: 09/07/2015 | par: Gouye Jacques 1956-1959.

 

 

Aux soeurs Lorillon...

 

En créant ce site je ne pensais pas que l'Enfant Roi fût pour certains un bon souvenir et pour d'autres un UNIVERS CARCERAL, un ENFER,  mots utilisés dans les témoignages, plus encore un cauchemar pour la vie...

Par respect pour ceux qui ont vécus cela, j'ai décidé de créer cet espace.

Pourquoi un bon souvenir pour certains et un mauvais souvenir pour d'autres ? Pourquoi si peu de photos et d'infos sur l'Enfant Roi par rapport aux autres préventoriums ? Aucunes traces dans l'histoire d'Hendaye, le noir complet. L'Enfant Roi a emporté, avec sa fermeture en 1985, son histoire et ses secrets cachés.

C.Gorski 

 

 
 

 

Véronique et Béatrice Lorillon aux côtés de l'instituteur Mr Breysse.

 

Nous avons séjourné à L’ENFANT ROI à HENDAYE de 1974 à 1981.

Nous avons étés placées dans cet établissement pour des raisons encore incompréhensibles .

Mais à l'Enfant-Roi les enfants n'étaient pas rois mais plutôt maltraités. Heureusement pour nous que nous avions Mr Breysse sa femme et sa fille Yveline, que nous remercions beaucoup pour les documents qu'elle nous a procurés et qui nous ont permis d'apprendre, dans ces courriers à nos parents, combien il nous avaient bien soutenues.

Nous pensons bien a lui.  

Nous n'évoquerons pas nos souvenirs sordides, Les différents témoignages qui figurent sur ce site suffiront, même si ils restent pudiques par rapport a notre vécu.

Nous aimerions retrouver certaines personnesles animatrices Annick Lefebvre, Christine et d'autres.

 

Encore merci à Yveline à qui nous rendrons visite.

Merci à Christophe

Véronique et Béatrice 

 

MERCI DE METTRE VOTRE NOM ET PRENOM ET DATE DE SEJOUR

TRES MAUVAIS SOUVENIR

date: 21/05/2016 | par: joëlle

Quel mauvais souvenir à l'enfant roi, je suis rassurée de lire les témoignages qui correspondent bien à ce que j'ai vécu.
Un bel endroit, mais de la maltraitance c'est sur. En plus de ce qui est énuméré dans vos témoignages, manger son vomi, manches en cartons, vêtements informes, courir sur les gravillons pieds nus,coup d'aiguilles à tricoter sur les cuisses par les monos si on ne dormait pas à la sieste ( je crois que mes problème de sommeil vienne de cette période) Pas de nouvelle des parents...J'avais 6 ans c'était en 61, et j'y suis pourtant retournée à 7 ans 3 mois chaque fois. Mes parents pensaient bien faire, puisque c'était le docteur qui le conseillait. Merci ça fait du bien de pouvoir le dire. Il y a 53 ans de ça mais j'y pense toujours.

Très mauvais souvenir

date: 11/05/2016 | par: Vidal

Je ne me rappelle plus la date exacte mais ça devais se situer aux alentours de 1961 / 62 .je me souviens que le médecin était une femme elle avait toujours avec elle une petite fille qui étais badigeonné de mercurochrome elle était d'une maigreur effrayante ,avec autour des bras du carton enroule pour l'empêcher de se gratter .mon frère et ma sœur on fait partie de cette galère ( mon frère 7mois ma sœur et moi même 4 mois) j'ai vu également des enfants ravaler leur vomi et la liste des maltraitances serait encore longue !!! Jean Michel, Brigitte et Philippe

Très mauvais souvenir

date: 26/04/2016 | par: Evelyne SIrie

J ai passé 9 mois de ma vie à l enfant roi, j avais huit ans. Dès notre arrivée, on nous enlevait nos vêtements pour nous donner des vêtements sans forme. Je me souviens du froid et du manque de nourriture. Je me souviens également que les enfants avaient des poux et qu ils étaient rasés systématiquement. Je n ai de cette période que deux bons souvenirs, les balades soit à la mer soit dans l arrière pays et un instituteur qui était merveilleux, j ai malheureusement oublié son nom.
Maintenant cet endroit à été racheté par Pierre et vacances, je n irai jamais en vacances dans ce lieu.

Re: Très mauvais souvenir

date: 26/04/2016 | par: Christophe

Merci pour votre témoignage, l'instituteur était certainement M Breysse, sa photo est dans la partie accueil du site il est au côté de Béatrice et Véronique Lorillon dont il s'est occupé.
Il a toujours combattu les mauvaises choses à l'Enfant Roi.
J'ai un contact avec sa fille. Vous n'avez pas dis en quelle année s'est passé votre séjour à l'enfant Roi. N'hésitez pas à me contacter et raconter plus de choses. Merci.

 
 

Re: Re: Très mauvais souvenir

date: 27/04/2016 | par: Evelyne Sirié

Bonjour et merci pour votre réponse. J'étais dans cet établissement en 1968 notamment pendant le mois de mai, on n'avait aucune nouvelle de nos parents.
J'ai vu la photo de l'instituteur, c'est bien lui. Heureusement qu'il était là pour nous soutenir.
Concernant les soins apportés par les docteurs, ils n'ont apporté aucune amélioration à mon état et j'ai dû être opérée à l'âge de 14 ans.
Brefs que de mauvais souvenirs;
Je me souviens d'un seul nom de mes amis : Caricaburu, ce nom me faisait rire.
Je vous souhaite une bonne journée

 

DIALOGUE EN LIGNE

helio marin hendaye

Date: 06/08/2017 | Par: hadjadj mohamed

ji ete en 1970 j avais 6 ans au pavillonehari bertin hugo ji suis parti en 1982 je connu monitrice monique ma kynesiterapheute mme orlondo camarades latifa belkacem lynda allouche nehari batache yamina l infermier don je garde un bon souvenir et guathier catherine qui et devenu aide soignante que j embrasse de tous mon coeur pour sa gentillesse

helio marin hendayeais

Date: 06/08/2017 | Par: hadjadj mohamed

j ete a helio marin hendaye pavillon bertin hugo j ai eu des
bon souvenirs je recher

maltraitance

Date: 18/05/2017 | Par: Hélène

Derrière les magnifiques ortensia, l'enfer !!! C'était à peu prés en 1967

cherche à souvenir

Date: 25/01/2017 | Par: valmont Sabrié

Mon prénom : VALMONT , Je ne me rappelle plus de la date exacte 63 65 , j'ai peu de souvenir, je me rappelle quand on partait à la mer , les dortoirs , j'étai plutôt petit menu , s'il quelqu'un se souvient de moi , j'ai 61 ans , je lui répondrai . merci...

Mauvais souvenirs ou pas

Date: 26/11/2016 | Par: Dominique PELLOUX

Je connaissais l'obligation de manger son vomi sous la pression de la/des cheftaines. Une nuit, alors que j'étais malade de la varicelle et que je dormais à l'infirmerie, soudainement sujet à un rejet gastrique, terrorisé, j'avais préféré enfouir l'objet du délit sous mon oreiller plutôt que de supporter une brimade éventuelle. J'avais 5 ans.

Mauvais souvenirs ou pas

Date: 26/11/2016 | Par: Dominique PELLOUX

...ces "cheftaines" indignes. Je me souviens aussi de très beaux paysages, de la mer que je voyais évidemment pour la première fois, des bateaux de plaisance amarrés dans le port, vus de loin en descendant vers la plage, que nous supposions "Marseille" et qui était en fait, je le comprends maintenant, St Jean De Luz. Et puis, que de belles promenades dans l'arrière pays, au milieu des fougères. Ma mémoire est probablement imparfaite, aussi, merci de recouper mes souvenirs...avec les vôtres

Mauvais souvenirs ou pas

Date: 26/11/2016 | Par: Dominique PELLOUX

Je remercie Mr Gorski de m'avoir informé sur l'existence de ce site. Revoir cet endroit me bouleverse. J'ai fait un séjour de 5 mois en 1963 ou 1964 à "L'Enfant Roi", je devais avoir 5 ans et je venais de Grenoble. L'émotion m'a submergé en lisant vos témoignages et je me remémore quelques souvenirs : un voyage en train interminable, sans mes parents...de grands dortoirs, un uniforme informe culotte/polo oranges, la bergerie, l'infirmerie, le terrain de pelote basque, un grand parking où certains enfants avaient le bonheur d'y voir arriver leurs parents, parfois... Je me souviens aussi de la sieste, obligatoire et très encadrée : mes parents, que je n'ai pas vus pendant 5 mois, m'avaient envoyé un petit colis dans lequel il y avait une voiture miniature avec sa remorque porte-bateau. Il m'a été confisqué dès la sieste suivante jusqu'à la fin de mon séjour. J'ai 58 ans et j'y pense encore, honte à

séjours traumatisants en 1958 et 1960.

Date: 31/10/2016 | Par: Fortems Martine

J'avais 4 ans et demi la première fois, j'y suis restée 3mois et
6 ans et demi la deuxième fois et là ça a duré 7 mois : cachot, châtiments corporels, humiliations en tout genre, peur permanente...Moi aussi j'ai dû remanger mon riz au lait
régurgité, vomi et ceci un bon nombre de fois. Jamais une seule visite. Je me souviens de Christian Robert de Saint Etienne, 9 ans, grâce à qui mon deuxième séjour s'est teinté d'une note affective et que je n'oublierai jamais.

calvaire et souffrance

Date: 04/07/2016 | Par: agite

Bonjour. je viens de lire ces témoignages qui me révoltent par toute cette souffrance subie par un bon nombre d'enfants...et le silence qui sans suit ..sans condamnation pour les mauvaises personnes car en ce temps là, la communication existait peu....un proche de ma famille vit depuis de longues années une dépression en sourdine sans vouloir avouer un viol subit dans les années 1961 ...cette petite phrase a été lue par hasard dans son journal intime...il reste dans son silence comme celui imposé à l'âge de 8 ans peut être par des menaces verbales ou en lui faisant croire que cet acte était normal!!!!Combien de personnes vivent aujourd'hui avec ces très mauvais souvenirs qui ont saboté leur vie..j'ai lu le témoignage en date 21.6 de Daniele Montagnon, vit-elle toujours dans la région Grenobloise (Mens!!) car je suis de Grenoble et nous aurions pu nous rencontrer pas pour mieux comprendre, mais échanger qqs souvenirs.
Merci Christophe pour votre dévouement

Re: calvaire et souffrance

Date: 06/07/2016 | Par: Montagnon Danielle

Oui c'est bien ça , nous vivons à Mens depuis 30 ans, tout à fait ok pour échanger .

Horrible

Date: 21/06/2016 | Par: Danielle Montagnon

Je n'ai jamais pensé avoir recours à Internet pour exorciser ces 4 mois d'enfer qu'a été ce séjour à < l'enfant roi> roi de quoi ?
Des insomnies dès le retour à la maison. Des parents impuissants devant des réactions de panique , l'enfance reprend ses droits quand même mais dès flash reviennent de temps à autre , on n'attribue pas de suite le changement de comportement à ce qu'on a vécu , occulté pour s'en sortir.Et il faut un œil extérieur en l'occurrence mon mari pour faire ressurgir le passé et trouver des explications .
5 Psychologues se sont casses les dents sur mon cas, on avance un peu chaque fois mais cela fait 52 ans et je sais aujourd'hui que ma vie ne sera jamais celle qu'elle aurait due être .
Un voyage en train tres long Grenoble Hendaye de nuit couchée à même le sol .
Une arrivée avec effectivement un abandon de son identité avec ces ensembles en éponge rouges taille approximative ,
ces dortoirs où les grands nous reversaient avec nos lits , l'angoisse de l'énurésie et le défilé des malheureux avec leurs draps mouillés sur la tête , les dames de service qui ne parlaient pas Français (espagnol) très peu aimables, le vomi reiingurgité, l'impétigo qui nous mangeait le visage avec les pansements qui tombaient et que nous avalions en mangeant, en 4 mois pas de coiffeur, mes parents ont eu du mal à me reconnaître.
On leur avait promis pour leur enfant , de grands bains de mer , je n'y suis jamais allée , à la place des siestes obligatoires sur des terrasses accablées de soleil où le goudron fondait et qui nous servait de réglisse , ce que j'ai avalé pour l'instant ne m'a pas cause de cancer.
Ce fut là mon premier coup de de soleil , des brûlures sur tout le corps' qui m'ont envoyée pour un premier séjour à l'infirmerie. La varicelle pour un second et les innombrables cicatrices car pas de soulagement des démangeaisons .
Nous allions au sport , là nous ôtions nos barboteuses pour une tenue de gym et au retour , un autre enfant avait pris nos vêtements donc nous prenions un autre ensemble parfois beaucoup trop grand.
Des tas de réactions me renvoient dans ce passė hélas si présent , des odeurs de nourriture qui m'écœurent encore, de plantes qui me mettent mal à l'aise , la chaleur du soleil qui me ferait prendre un malaise, et bien sûr cette impression d'abandon quand je dois me séparer d'un proche.
J'ai tjrs eu comme une crainte d'avoir été violee ce n'est pas net ,peut être qu'un jour j'aurai une image claire.
Univers carcéral sûrement mais quelle faute avait on commis ?

Re: Horrible

Date: 30/06/2016 | Par: Christophe

Merci pour ce témoignage terrible que je n'aurais pas imaginé. Je me pose la même question pourquoi cela ? et pourquoi certains ont passé un bon séjour et d'autres non.
En quelle année ?

Re: Re: Horrible

Date: 04/07/2016 | Par: Montagnon Daniellev

Avril à Juillet 64

Horrible

Date: 04/07/2016 | Par: Christophe

Merci, pour le viol comme je le dis un peu plus bas au témoignage suivant ce n'est pas exclu, étant donné que plusieurs témoignages ont un doute la dessus.

séjour 1961 hendaye

Date: 08/06/2016 | Par: noé

mon frère avait 8 ans lors de son dernier séjour dans un établissement de santé. En lisant les divers commentaires ( en particulier vomi ) je pense que c'était à l'enfant Roi. Sans que nous en ayons parlé mis compte tenu de son état de déprime chronique je suppose qu'il a du subir des maltraitances et même un viol ou plusieurs viols.
Cela vous semble -t-il plausible ? si oui que faire ?

Re: séjour 1961 hendaye

Date: 30/06/2016 | Par: Christophe

Oui plausible au vue d'autres témoignages.
Plus d'archives et prescription au bout de 20 ans je crois sur des personnes peut être déjà dcd.
Quelle année ?

joelle

Date: 25/05/2016 | Par: odette auguie@cmail.com

regarder les photos qui ont ete ajouter sur monitrices peut etre reconnaitrai vous quelqun elle ont ete prise en 1961 ou 1962

hélio-marin hendaye

Date: 24/05/2016 | Par: Monique

Bonjour,
Je viens de lire nombre de témoignages.......
Pour moi, avant 1970, c'est le grand trou noir du passé!!!!!aucun souvenir!!!!!c'est comme si ma vie commençait en 1970 et non à ma naissance en 1957....
A force de travail sur soi avec un spy, j'ai réalisé au décès de mon papa il y a un an maintenant, que mon frère (7 mois) et moi (11 ns) avons séjourné à hélio-mari à hendaye en 68-69. Le peu de souvenirs : mauvaise impression à l'arrivée, courrier posté à l'extérieur sans autorisation lors d'une sortie dans les premiers jours.... les dortoirs, les douches collectives, la terre glaise, les pointes en guise de haut de maillot de bain en nombre insuffisants en coton bleu, les polyomélites sur chariot que l'on poussait jusqu'à la plage, les costumes et danses flokloriques pour accueillir les nouveaux, les séances de gym correctives, les souffles dans des tubes, l'apprentissage de la natation dans un petit coin rocheux où l'on se rendait en petit car/bus, des marches, les roches jumeaux, la pluie, des séances de ciné muet laurel et hardi.......les carambars achétés ? sur les remparts, les arcades....le réfectoire (garçons et fille) avec successivement les rangées "grossisant", "normal" et amaigrissant" au fond
Dans mon souvenir, lorsque nous sortions nous étions tout près le long des remparts et nous avions un accès sur la plage côté des rochers jumeaux.
Aussi, je souhaite savoir si hélio-marin et l'enfant roi sont un seul établissement ou deux bien distinct.
Merci à ceux qui me répondront et me permettront d'y voir encore plus clair.
Monique (malonique57@gmail.com)

Re: hélio-marin hendaye

Date: 25/05/2016 | Par: auguie.odette

l enfant roi et la colonnie helio -marin n ont rien a voir l enfant roi se situer route de la corniche entre hendaye et socoa ou il y a maintenant pierre et vacances l helion marin etait une colonnie qui se situer pas loin des rochers jumeaux

Re: hélio-mtarin hendaye

Date: 31/05/2016 | Par: Yveline

Vous etiez très certainement à l'Helio Marin et non à l'Enfant Roi. Les "remparts"dont vous parlez sont en fait un grand mur au bord de la plage des 2 jumeaux à Hendaye.
Les enfants atteints de polio n'étaient pas à l'Enfant Roi a7 l'époque mais à l'Helio, et ils étaient effectivement amenés à la plage sur des chariots.
Cet établissement faisait partie de l'Assistance Publique de Paris.

chepthaine

Date: 14/04/2016 | Par: odette auguie@gmail.com

J'ai été monitrice à l'enfant roi en 1961 jusqu'en 1963 je crois, j'avais 20 ans, je m'occupais surtout des petits le bâtiment tout en haut à droite du dortoir. J'ai trois filles et je n'ai jamais pu les mettre en colonie surement à cause de ce que l'on nous imposait, je me plaisais beaucoup mais je suis partie à cause de cette doctoresse ou directrice je ne me rappelle pas de son nom qui nous obligeait à faire certaines choses.

Re: chepthaine

Date: 25/04/2016 | Par: Yveline Tachon (Breysse)

Bonsoir Odette,
J'ai vécu à l'Enfant Roi pendant que vous y étiez.
Cette terrible docteresse s'appelait Marguerite Meur.
Elle n'était pas la directrice mais faisait la pluie et le beau temps dans l'établissement et "martyrisait"les enfants.

Re: Re: chepthaine

Date: 08/05/2016 | Par: diala odette auguie

bonjour je n avai pas vu votre reponse je ne me rappelle pas de vous ni de votre papa mais je suis plus age et ma memoire me fait defaut je ne me rapelle pas les dates exate la photo ou nous sommes 3 ce sont des monitrices qui y etait en meme temps que moi certaine s sont reste apres moi en avez vous reconnu, est des enfants sur laphoto amicalement

Re: Re: chepthaine

Date: 08/05/2016 | Par: odette auguie

j ai mis un autrecommentaire qui mais revenu sur la page monitrice peut etre cela vous parlera meme si vous n etiez pas concerne vous n avez reconnu personne sur la photo ou je suis avec les enfants un jour apres le gouter,??

Re: Re: Re: chepthaine

Date: 08/05/2016 | Par: Yveline

Bonsoir Odette,
Je suis désolée de ne pouvoir reconnaître quelqu'un sur ces photos. J'étais bien jeune lorsque vous y étiez, (je n'avais que 11 ans) et je connaissais peu les monitrices (que papa refusait d'appeler des cheftaines). Je ne me souviens que d'Angeline que j'ai retrouvé par la suite à l'hôpital Helio Marin d'Hendaye où je travaillais dans les années 80. Ele travaillait à la crèche de cet établissement ou était ma fille lorsqu'elle était bébé. C'était une dame adorable.

d'autres souvenirs douloureux

Date: 24/03/2016 | Par: Marny

bonjour,
Je suis "tombée" sur ce site par pur hasard, et pourtant malgré toutes ces années passées, les mauvais souvenirs sont encore là. Je suis restée à l'Enfant Roi (quel beau nom pourtant), de 10 à 11 ans. c'était en 1956-1957. Il y a eu quelques bons moments heureusement, mais il me reste le souvenir de ces siestes sur des transats, ou il ne fallait pas bouger, sinon les claques pleuvaient facilement et elles étaient fréquentes. Certaines monitrices pendant les promenades prenaient des branches d'arbre de noisetier je pense, les dénudaient et nous cinglaient avec, nous laissant de vilains sillons rouges sur les jambes en plus de la douleur.
Je me souviens particulièrement de l'une d'elle,
Marie Thérèse. Elle avait une particularité pour nous punir. J'en garde un souvenir très douloureux : elle nous pinçait fortement la joue et la tournait et cela faisait énormément mal Je ne l'aimait pas et pourtant je me suis efforcée malgré mon jeune âge à devenir une de ses "chouchoutes" afin que punition s'il y avait, soit atténuée.
Un autre souvenir, mais il y en a tant à raconter, que parfois, ils sortent un peu en vrac, nous étions dans un bâtiment éloigné du château, pour certaines qui mouillaient leur lit, la punition était très humiliante, il leur fallait porter sous le bras leurs draps salis devant toutes leurs petites copines.
J'avais refusé de manger une purée de pois cassés, j'y ai été obligée, et bien sûr j'ai vomi, claque et sortie de table violente. Je reconnais que à notre âge nous n'étions pas de petites filles parfaites, parfois pas trop sages, trop remuantes, mais nous étions vivantes et parfois trop gaies ce qui devait leur déplaire.
Nous écrivions une fois par semaine, je crois, à nos parents, sur de petites cartes mais au crayon à papier, car il ne fallait absolument pas se plaindre, tout devait être parfait.
Les colis que nous envoyaient parents restaient bloqués au château, et la fille du directeur, choisissait parmi nous une petite pour passer la journée avec elle, c'est ainsi que par l'une d'elle j'ai appris que le colis que m'avait envoyé mes parents pour mon anniversaire y était, alors que je croyais qu'ils m'avaient oublié.
Tous les mois nous passions une visite médicale avec le médecin, une femme, dont j'ai vu par la suite son nom dans un journal, pour mauvais traitement, à ce moment nous pensions que notre poids était décisif pour notre retour, et nous nous bourrions de pain pensant peser plus lourd.
Je n'avais pas vu mes parents depuis un an, je m'ennuyais et un jour lors d'une promenade, avec une amie nous sommes parties toutes les deux, pensant faire du stop pour rentrer à Paris (avec nos petites tabliers bleu/blanc nous ne pouvions aller bien loin)
Nous nous sommes enfuies vers la petite Chapelle Notre Dame de Socorri. Bien sûr nous avons été retrouvées et je me souviens qu'au retour, la punition a été sévère et douloureuse
Mais nous avions gagné. Nous étions renvoyées.
Avant notre retour, nous avons été isolées au lazareth, dans une petite chambre pendant près d'une semaine, sans livre sans crayon sans papier, traitement difficile pour un enfant de cet âge
Point positif il m'a été donné ainsi une résistance, une force, une envie de vivre et de l'apprécier.


Recherche camarades

Date: 26/02/2016 | Par: Typhaine

Mon père était âgé de 10 ans quand t'il est allé .
C était dans les années 70/71
Il s appelle Yannick-angel il a actuellement 57 ans et sont souhait le plus chers est de retrouver ces anciens camarades ... Il ce souvient surtout d'une femme qui s appelait "Annie Dupin" désoler pour l orthographe ;)
Mon père était accompagné de sont frère Didier -angel qui avait un handicap mental .. Si vous avez le moindre souvenir qui correspond a mon père n'hésitez pas a me contacter . je vous remercies

Souvenirs douloureux

Date: 06/11/2015 | Par: LACROIX Patrice

Je me souviens avoir séjourné du 1er mai au 30 juin 1958 pour raisons de santé. J'avais 7 ans et j'ai gardé le souvenir d'une discipline de fer sans aucune amitié particulière de la part de l'encadrement. Le jour ou mes parents m'ont laissé , mon moral était au plus bas et j'ai gardé trés longtemps la vision de cette route qui pour moi était le symbole de la liberté. Les promenades s'effectuaient en groupe sous un soleil ardent avec interdiction de porter un maillot de protection sur le corps. J'ai encore en mémoire les brûlures sur la peau de mes copains qui avaient la forme d'énormes cloques... L’après midi en retour de promenade j'ai le souvenir de séance d’inhalation d'essence de pin assis tous en rond autour du diffuseur. Après un certain temps je me souviens d'avoir changé de groupe et appartenir à celui des "pirates"!!! Ce qui nous avait permis avec un copain d'avoir une chambre à deux avec une belle vue sur la mer...mais un soir nous étions couchés et donc normalement endormis , nous avions continué de papoter avec insouciance et la directrice surgit comme une furie et nous bâti a coups de pantoufles avec une rage rarement observée!! je ne l'oublierai jamais.. le seul point positif que je garderai de ce séjour ou je ne vis qu'une fois en deux mois mes parents, c'est d'avoir retrouvé une bonne santé! mais à quel prix...

Nouvel avis

 

que de mauvais souvenirs.

date: 05/07/2015 | par: galy

L’Enfant Roi pour moi et mes frères et sœurs fut une torture qui a duré 2 mois période d'été et cela pendant trois ans d'affilées. J'étais chez les caravelles année 1972 a 75, je ne me souviens plus que nous étions mélangées avec des enfants avec de lourds handicaps. Il n'y avait pas de tendresse, pas d'amours, nous étions plutôt enfermés et privé de tous ce qu'un enfant aurait dû avoir. Je me souviens d’Éric Citron, son frère Didier et de Michel Pau. Heureusement qu’elle a fermée pour tous les enfants.

 

 

Re: 1956-1959

date: 15/08/2015 | par: le guen

Exactement les mêmes souvenirs à la même époque. La cheftaine m'a giflée et j'ai eu plein de pus dans l'oreille. J'avais plusieurs panaris aux deux mains. J'ai porté la même petite culotte pendant un mois sans qu'on ne me la lave!!!
Mes parents sont venus le constater sur place et m'ont retirée. Mais l'établissement m'a alitée à l'infirmerie durant une semaine en me faisant des piqures dans les fesses pour me faire grossir car j'étais rachitique et je n'avais pas grossi ....J'ai lu plus tard qu'un responsable de l'établissement a eu des sanctions pénales!
Un affreux souvenir ...

 

1956-1959

date: 09/07/2015 | par: gouye jacques

Un souvenir de "cheftaine" sadique,d'ennui,de punitions d'un autre âge,de crises de furonculoses chroniques,d'enfants poliomyélitiques,de médecin-chef mis en examen pour pour pratiques douteuses,l'enfer carcéral pour un gosse. Affreux!

 

 

 

 

Roger Darroux le 29 juin 2015 

J'ai effectué un séjour de 5 mois du 20 Décembre 1951 au 31 Mai 1952 au centre Hélio Marin (on disait La Colonie) L'Enfant Roi à Hendaye au château de Bordaberry. J'avais 9 ans et j'étais accompagné de mon frère âgé lui de 6 ans. Nous étions des enfants de la guerre et nous avions souffert de malnutrition et avions une faible constitution. Nous étions envoyés par l'assistante sociale de l'usine où mon père travaillait (Forges de Gueugnon en Bourgogne). Après un voyage en train qui a duré une "éternité " nous arrivons à la Colonie, et nous sommes surpris par la beauté des lieux et la douceur du climat. Tout de suite pris en main par une "cheftaine " nous voilà habillés de l'uniforme qui ne nous quittera plus (quel que soit le temps !): un maillot de bain, un tee-shirt et une paire d'espadrilles. Mon frère et moi avons été séparés (lui dans le groupe des petits et moi dans celui des moyens : nous ne nous reverrons pratiquement plus pendant 5 mois). Le moral était très bas : le même jour j'étais séparé de ma mère et de mon frère et il ne fallait pas attendre de réconfort de la part des adultes qui nous entouraient. J'ai vite compris que le terme "enfant roi " ne serait qu'une utopie. Ces adultes nous considéraient comme des "fortes têtes " qu'il fallait "mater" à coups de brimades toutes plus vicieuses le unes que les autres. Je me souviens de camarades obligés de remanger leur vomi, la tête mise dans le drap taché d’urine, punis car ne dormant pas pendant la sieste, punis car rongeant leurs ongles, etcétéra. Mon drap ne fût pas taché d'urine mais très souvent mouillé de larmes. Nous étions "prisonniers" pour une durée indéterminée, seuls au monde et ne pouvant communiquer avec nos parents que par une carte fournie par la direction (qui était donc lue avant expédition ou mise à la poubelle. Les journées avaient pratiquement toutes le même emploi du temps : - le matin école où les instruments d'écriture étaient soit le crayon de papier soit le crayon à ardoise et il ne fallait ni les user ni les perdre. Je me souviens d'avoir remplacé mon crayon ardoise qui était cassé par un caillou que j'avais ramassé au bord de la route. - l'après-midi : sieste interminable sur des lits de camps de l’armée, puis goûter (où les tartines de confiture sont un bon souvenir) - promenades dans la forêt où il fallait marcher sans arrêt. Je me souviens d'y avoir souffert de la soif car on nous rationnait l'eau au moment des repas (pourquoi ?) - promenades vers la plage : il fallait d'abord faire une longue marche : sortir de la colonie par le porche où était gravé le "sigle enfant roi «, prendre à droite la route de la corniche, marcher encore puis à gauche prendre un sentier escarpé qui descend rapidement à l'Océan . Là c'est très beau mais pas de belle plage de sable, seulement quelques rochers qui gardaient un peu d'eau où nous pouvions faire la chasse aux crevettes : les rares moments de bonheur qui restent dans mon souvenir (mais pourquoi ne nous ont-ils jamais emmenés sur la belle plage d'Hendaye ?) Je ne me souviens que de deux noms : Mr Faitaut qui faisait partie de l'équipe de direction et un camarade qui était dans mon dortoir, il s'appelait Portelette et habitait Fougères. Quelle joie le jour de la libération : 31 Mai 1952, le retour à une vie normale d'un petit garçon qui allait bientôt avoir 10 ans. Mais quels tristes souvenirs !

Liliane Flavigny/pianka le 08-07-2015

Bonjour,

 

Cela me fait un très grand bien de trouver un site où l’on peut parler des mauvais souvenirs que l’on a de l’Enfant Roi. Car, à l’époque, on ne pouvait pas parler de tout cela, car les enfants n’étaient pas écoutés, et par la suite, en tant qu’adulte, j’ai voulu m’exprimer sur le sujet, l’on ne me croyait pas, donc repli sur soi même.

En ce qui me concerne, j’ai séjourné 9 mois, entre 1954/1955. J’avais 5/6 ans et depuis maintenant plus de 60 ans, je suis toujours hantée par de mauvais souvenirs qui me reviennent régulièrement.

Beaucoup, ont été décrit par d’autres personnes sur votre site, qui correspondent à ce que j’ai vécu.

J’ajouterai en ce qui me concerne, la peur de l’eau que j’avais et que je n’ai jamais pu vaincre depuis, car la cheftaine, me maintenait la tête dans l’eau de mer salée pendant un temps qui me semblait interminable.

On m’a fait également plusieurs ponctions lombaires, je pense comme vous pouvez le savoir que cela n’est pas particulièrement agréable, en plus sur un enfant avec qui on ne prend aucune précaution. Ensuite, on me laissait en position fœtal sur un lit sans bouger pendant des heures.

Enfin, que de mauvais souvenirs.

Etant donné, que l’on ne m’a jamais dit, pourquoi j’avais été envoyée dans ce centre, je souhaiterai, savoir, si l’on peut retrouver dans les archives mon dossier médical avec les traitements  qui ont été pratiqués.

Je vous en remercie par avance

Cordialement

 

11-07-2015

Je vous remercie beaucoup de m'avoir envoyé ces dossiers qui me rappel en effet de mauvais souvenirs, mais, cela me
fait du bien, malgré, qu'ils ne soient pas bons pour moi, de pouvoir en parler avec des personnes qui ont vécu et ressenti les mêmes choses que moi. Le témoignage de Mme Yveline Tachon Breysse est émouvant et explique très bien tout se qui a pu se passer à une certaine époque et,que bien sur, le personnel était obligé d'exécuter les ordres s'il voulait conservé leur travail. Je me souviens très bien des séances de para germes, ce désinfectant qui sentait bon, et j'ai toujours l'impression que je pourrais reconnaître cette odeur parmi bien d'autre.
Je me souviens d'une toute petite chapelle où l'on allait de temps en temps, et, malgré mon jeune âge priais pour partir au plus vite de "enfant roi". 
Si, je peux continuer dans les souvenirs, ce qui était aussi traumatisant, c'est la coupe de cheveux, lors des épidémies de poux. Les siestes obligatoires dans les lits de camps ou la cheftaine surveillait que tout le monde dormait bien.
Je vous remercie également d'avoir transmis mon adresse mail à la personne qui fait des recherches sur le dossier médical.
Merci à nouveau

16 avril 2015  Lolie Carayon

Bonjour pouvez vous me transmettre tout ce qui se rapportent à l'enfant roi. Mon mari y a séjourné en 1968 et reste marqué par les punitions infligés, je suis contente d'être tomber sur ce site, ça va beaucoup l'aider.


Je tenais à vous remercier pour tout ce que vous m'avez envoyé.

J'ai montré tous les documents et témoignages à mon mari et je pense que ça l'a

aidé de voir qu'il n'a pas été le seul à subir des maltraitances.Il m'a dit qu'il a séjourné un an en 1968.

Il aimait beaucoup les sorties à l'océan. A l'enfant Roi on lui a dit qu'il était débile mental etet puis son père ne l'a pas cru quand il racontait que ça se passait mal. Mon mari ne sait même pas pour quelles raisons il a du rester un an là bas.

Il a gardé un manque de confiance en lui parce qu'on lui a dit qu'il était débile mental.

Pourtant, c'est quelqu'un qui est intelligent, travailleur et persévérant.

Je sais qu'il a beaucoup souffert pendant cette période, c'est pour cela que j'ai fais des recherches parce que je me disais que si ça lui était arrivé à lui, peut-être, il y avait eu d'autres victimes. J'ai passé un diplôme en 2013 le DAEUA, c'est l'équivalent du bac et je l'ai eu avec mention AB. Mon mari est venu avec moi en temps qu'accompagnant pour les cours et il a commencé à prendre conscience qu'il avait aussi des capacités et il s'est senti à l'aise.

A ma manière je l'aide à refaire le puzzle mais c'est pas évident car la raison de son séjour là bas reste une énigme.  Il a vécu comme un abandon de la part de ses parents.

Si vous avez quoi que ce soit concernant cette période, ce serait gentil de nous les faire parvenir. Malgré ce mauvais passage, comme je vous disais il a adoré ramasser les coquillages et aller à l'Océan. Il se souvient d'un enfant qui avait peur de l'orage et qu'il rassurait. Mon mari avait 10 ans. Encore une fois je vous remercie

 

Bonne journée

LOLIE CARAYON